12 Janvier 2022

La biotech héraultaise Deinove, qui développe des antibiotiques novateurs, vient de recevoir un avis favorable pour poursuivre son essai clinique de phase II aux États-Unis, portant sur une molécule antibiotique contre certaines infections nosocomiales. Un précieux sésame sur un long chemin où la PME s’est heurtée à une difficulté, conséquence directe de la crise sanitaire : celle de « recruter » des patients pour son essai clinique.

La crise sanitaire mondiale du Covid-19 a eu, et a encore, des effets collatéraux à diverses échelles. Pour les biotechs ne travaillant pas sur le Covid mais sur d'autres pathologies, les essais cliniques ont ainsi été rendus difficiles en raison de « recrutements » rendus ardus par la pandémie, prioritaire sur tout le reste.

Basée à Grabels, près de Montpellier, Deinove, cotée sur Euronext, est dédiée à la découverte de nouveaux antimicrobiens (antibiotiques, antifongiques, antiviraux et antiparasitaires) pour faire face au défi sanitaire mondial de l'antibiorésistance. Pionnière dans l'exploitation de la "matière noire microbienne" (inexplorée), elle a développé une plateforme de micro-biotechnologie avec une collection de près de 10.000 souches rares et de milliers d'extraits bactériens, sur laquelle elle s'appuie pour identifier de nouvelles molécules ciblant des indications thérapeutiques infectieuses prioritaires.

La molécule antibiotique propriétaire de Deinove, appelée DNV3837, est en cours d'évaluation clinique en phase II contre les infections sévères à Clostridioïdes difficile, un agent pathogène responsable de certaines infections nosocomiales, représentant une menace majeure pour la santé humaine et reconnu comme prioritaire par l'Organisation Mondiale de la Santé.

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