08.07.2015
  • DEINOVE a franchi la troisième et avant-dernière étape de son projet DEINOL.

  • Ce passage d’étape clé valide le travail réalisé par la plateforme de DEINOVE, appliquée dorénavant à de nombreuses matières premières de 2ème génération.

  • DEINOVE va recevoir 1,2 m€ de Bpifrance dans les jours à venir.


DEINOVE (Alternext Paris : ALDEI), société de biotech industrielle qui développe des procédés innovants de production de biocarburants et composés biosourcés à partir des bactéries Déinocoques, annonce le franchissement de la 3e étape clé de son programme de R&D DEINOL soutenu par Bpifrance. Le franchissement de cette étape déclenche un versement de 1,2 m€ de Bpifrance sous forme d’aide à l’innovation.

Le programme DEINOL, initié en 2010, vise à développer et commercialiser un procédé consolidé de production de bioéthanol de 2ème génération (2G) utilisant comme matière première de la biomasse non alimentaire (résidus agricoles, déchets organiques…) et valorisant les propriétés exceptionnelles des bactéries Déinocoques que DEINOVE est la seule entreprise au monde à exploiter.

Le franchissement de cette 3ème étape clé valide les progrès réalisés ces dernières années, à savoir :

  • L’amélioration des performances de production d’éthanol : les outils et compétences uniques d’ingénierie génétique et fermentaire de DEINOVE ont abouti à une production d’éthanol à 9% à partir de glucose.
  • L’amélioration des activités cellulolytique et hémicellulolytique de la souche, une capacité propre au Déinocoque qui permet une réduction significative du coût de l’hydrolyse, étape préalable à la fermentation.
  • L’utilisation d’une variété de sources de carbone, notamment une très bonne co-assimilation des sucres (C6 et C5) issus de la biomasse 2G - paille de blé, canne de maïs, déchets ménagers – se traduisant par un meilleur rendement de production de bioéthanol à partir de ces divers substrats industriels. Plusieurs essais concluants et répétés ont été menés sur cette base dans des fermenteurs de 20 litres.
  • L’amélioration de la tolérance de la souche aux inhibiteurs communs aux substrats 2G.
  • Une mise à l’échelle progressive, de 250mL au pilote de laboratoire.
  • La validation  d’un procédé de conservation et stabilité de la souche, avantage pouvant être décisif au niveau industriel pour la fabrication de starters.

Ces avancées se sont traduites par la construction d’une propriété intellectuelle solide : DEINOVE dispose aujourd’hui d’un portefeuille varié de 18 familles de brevets comprenant plus de 180 demandes au plan international, notamment en Europe, aux Etats-Unis et en Chine.

« La validation de cette 3ème étape clé du programme DEINOL par Bpifrance vient conforter les progrès réalisés. Nous poursuivons la montée en puissance du programme vers la phase de pilote industriel. Par rapport au programme initial, nous avons par ailleurs beaucoup élargi nos possibilités en termes de substrats utilisables et donc de potentiel de commercialisation, » déclare Emmanuel Petiot, Directeur Général de DEINOVE.

« DEINOVE s’est donnée pour mission d’introduire - par une innovation de rupture - un nouveau genre microbien dans la palette des micro-organismes industriels afin de proposer des alternatives plus performantes. Le chemin parcouru depuis 2010 est considérable et témoigne de la pertinence de l’intégration des trois forces de la Société : biodiversité, plateforme propriétaire d’ingénierie métabolique, et évaluation en temps réel des souches construites. » ajoute Gérard Goma, Professeur émérite à l’INSA de Toulouse et expert en bioprocédés.  

DEINOL bénéficie du soutien du Programme ISI (Innovation Stratégique Industrielle) qui prévoit une aide de 6,3 m€ pour DEINOVE. La Société a déjà perçu 4,1 m€ au titre des précédentes étapes. Le franchissement de cette nouvelle étape clé se traduira par le versement de 1,2 m€ par Bpifrance dans les jours à venir.