EFIB 2012 à Dusseldorf
du 16 au 18 novembre
Les technologies dites de première génération pour la production de bioéthanol concernent essentiellement l’exploitation de céréales (blé, maïs) et de cultures sucrières (canne, betterave) dans des conditions où le sucre à fermenter est accessible directement ou sous forme d’amidon.
Les technologies de deuxième génération sont plus prometteuses encore en termes de valorisation de la matière première et de bilan CO2. Elles impliquent des transformations opérées par des biocatalyseurs plus performants, plus polyvalents, et s’appuient sur l’exploitation d’une gamme de ressources en biomasse étendue à la plante entière, à des cultures dédiées, à la sylviculture et aux déchets, permettant de sortir progressivement de la situation de concurrence avec la filière alimentaire. L’un des enjeux technologiques majeurs de cette filière est l’optimisation de la digestion lignocellulosique préalable à la fermentation éthanolique. La lignocellulose représente environ 80 à 90% de la biomasse et est composée de sucres complexes, présents sous forme de structures chimiques résistantes (cellulose et hémicellulose imbriquées et enfermées dans une gangue de lignine) et peu accessibles à la digestion. Il est à noter que les procédés de première génération sont encore largement perfectibles et que les progrès réalisés sur ces procédés profiteront au développement de ceux de deuxième génération.




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